A chaque rentrée, Salomé, Oscar et moi avons notre petit rituel. Pas question pour moi ce jour-là de les récupérer après la garderie ou l’étude. Je suis bien trop impatiente de recueillir leurs premières impressions. Je les cherche donc dès la cloche sonnée et une fois rentrés à la maison, nous réalisons des gâteaux ensemble. Ou plutôt, ils font des gâteaux et je supervise les opérations. Certes, la cuisine finit un peu par ressembler à un champ de bataille, mais ce moment de partage privilégié vaut bien le petit sacrifice

Les enfants ont repris le chemin de l’école ce matin. Et comme à chaque rentrée, mon coeur s’est serré. Pourtant, il y a quelques jours encore, j’étais impatiente d’y être, de vivre ce jour qui sonne enfin le glas des solutions de garde et activités diverses que je me suis donné un mal fou à organiser cet été pour vivre ensuite le calvaire de devoir quasiment y traîner mes enfants de force, le sursis des chamailleries incessantes entre frère et soeur, la fin des parties de Uno, Tarot et Dooble

Je crois que j’ai eu mon compte de tarte aux mirabelles cet été. Et même si je ne m’en lasse pas et que je pourrais objectivement m’en délecter tous les jours, un petit instrument tyrannique au verdict sans appel me lorgne depuis le plancher de la salle de bains. « Shame, shame, shame »… Son murmure sarcastique souffle un vent de panique dans mon esprit. Devrai-je expier pour mes péchés ? Eprouver le jeûne, vivre l’indigence alimentaire, subir la disgrâce de mon jean moulant préféré qui portera aux yeux et aux vues

Avec ou sans flan, telle est la question, l’éternel débat qui divise les amateurs de tarte, convaincus, d’un côté comme de l’autre, de détenir la vérité absolue ! Il y a les adeptes de la tarte aux fruits, sans fioritures aucunes, pour lesquels le moindre ajout de crème ou de sucre relève du crime de lèse-majesté. Gare à ceux qui commettent l’outrage de noyer le fruit dans le flan ! Surtout qu’ils se gardent bien de répandre le bruit de leur méfait, car l’opprobre et la honte seraient assurément jetées

Si vous vivez en Alsace ou cultivez un lien ténu avec cette région, vous connaissez forcément les Grumbeerekiechle. Les quoi ? Les Groum-bé-reu-kich-leu… N’ayez crainte cette spécialité alsacienne est bien plus facile à faire qu’à prononcer. Il s’agit tout bêtement de galettes de pommes de terre ! L’avantage avec les plats rudimentaires, c’est qu’ils peuvent très facilement être adaptés ou déclinés selon l’envie ou la contrainte du moment. De même qu’on peut choisir de réaliser une purée basique, à base de pommes de terre, de lait et de beurre ou

La saison des prunes bat son plein en Alsace. Et mon coeur balance entre la blonde mirabelle et sa quetsche cousine à la peau plus foncée. Impossible de dire laquelle a davantage mes faveurs, je les aime toutes les deux. Et j’ai d’ores et déjà prouvé à chacune toute l’étendue de mon affection depuis le début de la saison. J’ai offert à chacune son moment de gloire, faisant de l’une ou de l’autre la vedette d’une tarte ou d’un gâteau, comme je le fais chaque été. Au point presque de

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Mon apéro qui décoiffe

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