J’ai passé le cap des 40 ans il y a quelques semaines… Et en toute franchise, la pilule a été un peu difficile à avaler. J’étais une trentenaire épanouie, en pleine force de l’âge, avec la vie devant moi pour me réinventer toutes les vies dont j’avais envie. Et patatras ! J’ai basculé… Me voilà dans le camp des quadragénaires. Quadragénaire !!! Le terme me file le bourdon… J’y entends « dégénère », j’y vois la fin définitive et irrévocable d’un temps béni, le glas d’une jeunesse à jamais ensevelie. Maintenant que j’y suis, je comprends mieux pourquoi les quadragénaires se sont inventés un petit surnom sympa. Quadra c’est tout de suite moins plombant, c’est joyeux, tout-à-fait pimpant !

L’arrivée des asperges procure chaque année une joie intense à la gourmande que je suis. Je ne sais pas pourquoi j’affectionne autant ces tiges, contre lesquelles je ne peux pas m’empêcher de pester quand il s’agit de les éplucher. Sans doute, leur présence très éphémère – 3 mois tout au plus- sur le calendrier des fruits et légumes les rend-elles plus convoitables encore… Quoiqu’il en soit, dès que la saison commence, je m’enquiers de toutes les manières dont je pourrai m’en délecter. La version la plus courante, cuite à l’eau ou à la vapeur servie avec une bonne vinaigrette, une mayonnaise ou une sauce blanche sera forcément au menu. 

Votre dîner est presque prêt et vous êtes plutôt fière de vous car vous avez mis du coeur à l’ouvrage et votre menu pourrait assurément remporter tous les suffrages dans un dîner presque parfait. Enfin presque, car vous vous rendez compte que mis à part quelques malheureux sticks qui traînent au fond du placard, vous n’avez rien à proposer à vos convives pour l’apéro. Un oubli qui pourrait vous coûter la première place dans le concours télévisé… Mais pas de panique ! Primo, vous ne passez pas à la télé. La honte qui s’abattra sur vous n’aura heureusement pas des répercussions interplanétaires.  

1er mai tristounet… Pique nique inondé, coulé, noyé ! J’aime pas quand il pleut les jours fériés. Les autres jours non plus… Mais, encore moins les jours de repos dictés par le calendrier. Car ces jours-là, on projette des tas de choses, et notamment des trucs très sympas comme des pique-nique ou des repas ensoleillés dans les jardins ou sur les terrasses des copains (Quand on a pas d’espace extérieur chez soi, il faut être un peu astucieux !). Bon, j’arrête de me morfondre… C’est absolument inutile et désespérant ! Et puis, la pluie finira bien par en avoir assez de dégringoler. 

Ce dimanche matin peine à sortir de la grisaille… Notre perspective de sortie familiale tombe à l’eau et je me trouve perplexe devant le réfrigérateur. Que vais-je donc bien pouvoir préparer pour le déjeuner ? Pas grand chose dans le frigo… Un poulet, du persil, quelques carottes… Quand je suis à court d’idées culinaires, l’envie d’un bon tagine vient souvent titiller mon esprit. Sans doute parce que j’ai toujours sous la main, les épices orientales qui ont le don de sublimer les aliments les plus ordinaires…Et que ma part marocaine a manifestement besoin de s’exprimer. 

Atypique, énergique, impressionnante, affairée, imaginative, volontaire, insatiable, étonnante, insaisissable, talentueuse, remarquable… Michelle Schneider est de ces êtres dont on perçoit d’emblée la richesse et la complexité. Impossible de brosser son portrait en quelques lignes et je sais bien que déployer tout mon arsenal d’adjectifs n’y suffira pas. D’avance, pardonnez-moi, Michelle, de vous confiner à l’exiguïté d’une page de blog, vous qui semblez repousser toujours plus loin les limites et refusez d’entrer dans une case.

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Mon apéro qui décoiffe

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