Michel-Jean Amiel, assurément, se distingue des autres pâtissiers. Par son talent, c’est certain. Mais aussi par l’orientation peu commune qu’il a choisie. A ma connaissance, il est le seul chef pâtissier français à avoir fait de la pâtisserie orientale son principal fonds de commerce. Il faut croire que cet Alsacien pure souche au regard bleu et au tempérament tranquille recélait en lui une part orientale insoupçonnée. Son épouse, Caroline – elle est d’origine libanaise – aime à raconter leur penchant commun pour la culture gourmande de l’autre.

Je suis une grande malade de salade. Si je m’écoutais, je pense que je me nourrirais exclusivement de scarole, mâche, roquette, mesclun, laitue, batavia, pousses d’épinard etc… Sans vous raconter de salades, j’adore ça, vraiment ! Allez savoir pourquoi ? C’est un truc féminin, sans doute. Les hommes mangent de la viande, les filles de la salade, c’est bien connu. Parce que nous les nanas, nous sommes civilisées et ultra-délicates, les millions d’année nous séparant de l’ère préhistorique nous ayant permis d’affûter notre conscience de la nature et notre sens inné de l’équilibre nutritionnel. L’homme, quant à lui, a vraisemblablement conservé l’instinct carnivore de son ancêtre Cromagnon.

Dès qu’il fait beau à Strasbourg, les températures grimpent de manière exponentielle. On se plaint du froid et de la grisaille en hiver (quoique le dernier ait été quasiment inexistant) et on peste en été contre la canicule qui rend l’air suffocant, presque irrespirable. Bref, la météo nous donne bien du fil à retordre ! Ces derniers jours, soleil de plomb et ambiance de fournaise dans nos contrées ardentes. Strasbourg a des allures d’étuve géante où une population, alanguie et haletante, accablée par la chaleur s’éteint à petit feu. Difficile au delà de 33°C de rassembler tous ses neurones pour réfléchir à quoique ce soit…

Aujourd’hui, pas envie, mais vraiment aucune envie de vous mettre aux fourneaux. C’est comme ça, il y a des jours, où on aimerait avoir recruté Mary Poppins ou mieux encore être dotée des pouvoirs de Samantha, notre sorcière bien-aimée, pour qu’en un claquement de doigt ou un plissement de narine la maison soit rangée, le linge repassé, les enfants baignés et de leur pyjama vêtus, la table joliment dressée et le dîner fin prêt. Malheureusement, la magie ne volera jamais à votre secours ! Par contre, cette recette de clafoutis de courgettes peut vraiment vous être utile en cas de crise de flemmardise aiguë…

Vite encore une recette d’asperges avant que la saison ne s’achève ! J’ai imaginé cette fois les associer avec la fraise. Pour qui douterait que ces deux-là puissent convoler en juste noces, croyez-en mes papilles, le mariage est parfait !  Si vous êtes toujours sceptique et ne faites pas une confiance aveugle en mon palais (pourtant très affûté), sachez que cette idée ne m’est pas venue toute seule. Un chef étoilé, auquel j’ai demandé un jour comment il imaginait les associations de saveurs, m’a confié un de ses secrets…

Chose promise, chose due. Après la recette de la fameuse Sachertorte, je vous propose de poursuivre notre itinéraire gourmand au pays de Mozart et des dirndl avec une exquise spécialité aux pommes et à la cannelle : l’Apfelstrudel.  Pour rendre à César ce qui est à César, ce dessert exquis dont on attribue communément la paternité aux Autrichiens aurait en réalité été importé de Turquie du temps des Habsbourg…

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