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Dessert

En Alsace, les petits sablés ou breadele qui se déclinent en dizaines de variétés s’invitent dans tous les foyers durant la période de l’Avent. Ces délicieuses gourmandises sont tellement apparentées aux traditions de Noël, qu’on a tendance à les délaisser le reste de l’année. Pourtant, ils font toujours un malheur auprès des petits comme des grands et présentent l’avantage non négligeable de se conserver un bon mois (L’idéal est de stocker dans une boîte en fer à l’abri de l’humidité), voire deux si j’en crois certains dires. Ceci étant, je n’ai personnellement jamais observé un tel record de longévité. Si mes sablés passent le cap de la semaine, je suis déjà aux anges…

L’Autriche est une contrée fabuleuse, qui outre la beauté insolente de ses paysages et la richesse de son patrimoine architectural et culturel, recèle des trésors insoupçonnés. Ce n’est pas forcément le versant le plus réputé de ce pays montagneux, mais la gastronomie constitue à elle seule un motif de déplacement. En tout cas, pour tous ceux qui comme moi, ont la gourmandise chevillée aux papilles et la faim cramponnée à l’estomac, les plaisirs de la table n’ont rien d’accessoire et font nécessairement partie de la découverte !

J’ai eu la chance de participer à un voyage de presse organisé par l’office du tourisme d’Autriche sur le thème « La Route romantique, des rives du Danube aux splendeurs de Salzbourg » du 22 au 26 mai.

C’est un appel à candidatures pour participer au casting de Chefs à bord, une émission culinaire diffusée sur Alsace 20 (Sorte de Masterchef local organisée avec la complicité des chefs d’Etoiles d’Alsace), qui m’a inspiré la recette de ce dessert. Le sujet de la sélection : le millefeuille parfait !
A l’énonciation du thème, l’association fraise-rhubarbe m’est tout de suite venue à l’esprit, saison oblige. La rhubarbe conservant pas mal d’acidité, même après cuisson avec du sucre, j’ai d’emblée écarté l’utilisation d’une pâte feuilletée (par fainéantise aussi je dois l’avouer car la confection de cette pâte est tout de même très contraignante avec ses multiples temps de pause au réfrigérateur). 

Quand je suis invitée chez des amis, j’adore venir avec une attention gourmande faite maison. J’offre en général une des boîtes en métal que je collectionne, remplie de financiers, petits cakes, sablés ou autre gourmandise idéale pour finir le dîner sur une petite douceur. Une fois le contenu éphémère dévoré, mon hôte garde ainsi un joli souvenir dont il pourra faire bon usage. Conviée chez des amis samedi soir, je me suis lancée dans la confection de tuiles à la pistache. La recette provient du livre Sensations de Philippe Conticini, sans doute l’un des plus grands virtuoses de la pâtisserie contemporaine…

J’ai passé le cap des 40 ans il y a quelques semaines… Et en toute franchise, la pilule a été un peu difficile à avaler. J’étais une trentenaire épanouie, en pleine force de l’âge, avec la vie devant moi pour me réinventer toutes les vies dont j’avais envie. Et patatras ! J’ai basculé… Me voilà dans le camp des quadragénaires. Quadragénaire !!! Le terme me file le bourdon… J’y entends “dégénère”, j’y vois la fin définitive et irrévocable d’un temps béni, le glas d’une jeunesse à jamais ensevelie. Maintenant que j’y suis, je comprends mieux pourquoi les quadragénaires se sont inventés un petit surnom sympa. Quadra c’est tout de suite moins plombant, c’est joyeux, tout-à-fait pimpant !

Idéal avec le café ou le thé, à l’heure du goûter mais aussi en complément d’un dessert simple comme une crème brûlée, une panacotta ou une mousse au chocolat, le petit cake est une gourmandise qui fait toujours plaisir. Je remplis souvent mes boîtes en métal de ces bouchées individuelles que je parfume au gré des envies du moment. Là, je voulais un gâteau miniature aux saveurs orientales pour accompagner ma panacotta aux agrumes et aux dattes. J’ai donc ajouté à ma recette habituelle des amandes, de la cannelle et de la fleur d’oranger. Un pur délice, très simple à réaliser, qui a ravi mes convives ! 

Dessert exquis de gourmandise, d’une grande douceur, la panacotta est de ces spécialités qui font quasiment l’unanimité. On aime sa texture crémeuse qui ravit le palais et son bon goût de lait vanillé qui procure d’emblée un plaisir inouï. Un bonheur simple et régressif à la portée de tous les cuisiniers en herbe. Pour le réaliser, il faut de la crème (aussi du lait pour une version un peu plus légère), de la vanille en gousse, du sucre et de la gélatine. C’est tout ! 

Elle, cette jolie brunette aux yeux noisettes et à la bouche gourmande, c’est ma sœur. Sofia, brillante étudiante en droit, est comme la majorité des étudiantes – comment dire ? – pas vraiment copine avec le manche de la casserole. Mais quand elle s’y colle, elle n’en fait pas moins des étincelles. Et c’est surtout en pâtisserie qu’elle excelle ! Elle se lance généreusement dans l’aventure, sans compter ni les calories, ni le temps passé ! Je l’ai déjà vue s’acharner sur une recette de cookies toute une après-midi, jusqu’à trouver le bon dosage, la cuisson parfaite, le temps de repos adéquat de la pâte etc…

Ne les trouvez-vous pas irrésistibles, ces douceurs surmontées d’un joli tourbillon blanc ? Sans leur chapeau, ces pâtisseries laisseraient presque indifférent le plus gourmet des gourmands. Mais avec leur couvre-tête, elles font tourner toutes les têtes. C’est la magie du cupcake qui transforme un modèle de rusticité et de simplicité (le cake) en bijou de raffinement… Rien de plus simple pour jouer les fées du topping et épater vos convives ou émerveiller vos bambins !

Mon père m’a offert dans les années 80, un magnifique et très sérieux livre de pâtisserie qui contenait des desserts cultes dont la tarte au fromage blanc. Je me souviens de ce bouquin et plus précisément de cette recette, car le titre était, du goût de la jeune adolescente que j’étais, aussi alléchant que tendancieux, du genre « Le dessert qui fera de vous une fille bonne à marier »…
En quoi, cette pâtisserie plus qu’une autre, mettrait un homme aux pieds de celle qui la maîtrise ? Allez savoir ! En tout cas, j’espère bien qu’en 2014, les critères masculins ont quelque peu évolué et qu’on nous épouse moins pour nos talents de ménagère que pour notre personnalité et nos valeurs intrinsèques…

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