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Entrée

L’été semble déjà derrière nous, avec une météo capricieuse qui oscille entre grisaille, pluie et rayons de soleil bien trop timides pour réchauffer l’atmosphère. Et pourtant, le calendrier le fait courir jusqu’au 20 septembre. On aurait presque envie ces temps-ci de plats chauds et réconfortants, de pot-au-feu fumant, de bourguignon gourmand ou même de choucroute copieusement garnie. Mais pour ma part, je résiste.  Une forme de superstition sans doute… Qui sait si je ne précipiterais pas ainsi l’arrivée de l’hiver ! Alors, je triche. De la soupe oui, mais avec un légume typiquement estival…

Je suis une grande malade de salade. Si je m’écoutais, je pense que je me nourrirais exclusivement de scarole, mâche, roquette, mesclun, laitue, batavia, pousses d’épinard etc… Sans vous raconter de salades, j’adore ça, vraiment ! Allez savoir pourquoi ? C’est un truc féminin, sans doute. Les hommes mangent de la viande, les filles de la salade, c’est bien connu. Parce que nous les nanas, nous sommes civilisées et ultra-délicates, les millions d’année nous séparant de l’ère préhistorique nous ayant permis d’affûter notre conscience de la nature et notre sens inné de l’équilibre nutritionnel. L’homme, quant à lui, a vraisemblablement conservé l’instinct carnivore de son ancêtre Cromagnon.

Vite encore une recette d’asperges avant que la saison ne s’achève ! J’ai imaginé cette fois les associer avec la fraise. Pour qui douterait que ces deux-là puissent convoler en juste noces, croyez-en mes papilles, le mariage est parfait !  Si vous êtes toujours sceptique et ne faites pas une confiance aveugle en mon palais (pourtant très affûté), sachez que cette idée ne m’est pas venue toute seule. Un chef étoilé, auquel j’ai demandé un jour comment il imaginait les associations de saveurs, m’a confié un de ses secrets…

Voilà une tarte salée qui change des sempiternelles quiches avec leurs appareils à la crème et aux œufs, qui ont, du point de vue de mes papilles, ont tendance à diluer leurs saveurs. Je ne sais par pour vous, mais pour ma part, le goût qui l’emporte, est très similaire d’une quiche à l’autre. Donc qu’elle soit lorraine, aux poireaux, au saumon, au thon ou à je-ne-sais-quel-autre ingrédient, une quiche reste une quiche ! Pour sortir des sentiers battus et éviter de sombrer dans une certaine monotonie gustative, le moyen le plus sûr et le plus radical est à coup sûr d’oublier la crème et les œufs…

Quand j’aime un produit, je ne me lasse pas de m’en délecter encore et encore au point même de friser le comportement obsessionnel. J’ai eu une période carottes râpées dans ma prime jeunesse. C’était mon péché mignon, allez savoir pourquoi ! L’étudiante fauchée que j’étais avait certainement du lire ou entendre que la carotte avait quelque vertu bénéfique pour la santé ou donnait une mine éclatante. Et comme, j’avais alors une aversion pour les pâtes, je me suis rabattue sur un substitut, qui ma foi, répondait de manière équivalente à tous les critères du plat fétiche de l’étudiant : vite fait, bien fait et surtout très très bon marché ! 

1er mai tristounet… Pique nique inondé, coulé, noyé ! J’aime pas quand il pleut les jours fériés. Les autres jours non plus… Mais, encore moins les jours de repos dictés par le calendrier. Car ces jours-là, on projette des tas de choses, et notamment des trucs très sympas comme des pique-nique ou des repas ensoleillés dans les jardins ou sur les terrasses des copains (Quand on a pas d’espace extérieur chez soi, il faut être un peu astucieux !). Bon, j’arrête de me morfondre… C’est absolument inutile et désespérant ! Et puis, la pluie finira bien par en avoir assez de dégringoler. 

Avant de rencontrer Isabelle Iseli Hausser, j’avais beaucoup entendu parler de son Café à la Campagne. Toujours dans des termes très flatteurs ! L’engouement suscité par cette adresse située à Mundolsheim était un motif de curiosité suffisant pour brûler de m’y attabler. Et quelle bien jolie découverte. J’ai d’emblée compris en poussant la porte de cet endroit plein de charme la frénésie de compliments qui avait déferlé jusqu’à mon oreille. Pour commencer, ce restaurant ne ressemble à aucun autre. On n’a d’ailleurs pas le sentiment d’être vraiment au restaurant.

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