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Plat

L’été semble déjà derrière nous, avec une météo capricieuse qui oscille entre grisaille, pluie et rayons de soleil bien trop timides pour réchauffer l’atmosphère. Et pourtant, le calendrier le fait courir jusqu’au 20 septembre. On aurait presque envie ces temps-ci de plats chauds et réconfortants, de pot-au-feu fumant, de bourguignon gourmand ou même de choucroute copieusement garnie. Mais pour ma part, je résiste.  Une forme de superstition sans doute… Qui sait si je ne précipiterais pas ainsi l’arrivée de l’hiver ! Alors, je triche. De la soupe oui, mais avec un légume typiquement estival…

On me demande souvent comment je fais pour avoir de nouvelles idées en cuisine. Eh bien la vérité, c’est que je n’en ai pas ! La plupart du temps, je fais avec les moyens du bord,  en mettant à contribution le contenu de mon réfrigérateur et en faisant appel à ma mémoire pour reproduire des recettes déjà expérimentées. Le plat que je partage avec vous aujourd’hui n’ a pas nécessité une mobilisation intensive de neurones, ni même le moindre creusage de méninges. Avec des tomates confites et du pesto sous la main, une recette de disques de polenta grillée, très récemment éprouvée et approuvée , la composition de cette assiette s’est pour ainsi dire imposée d’elle-même…

C’est fou comme les mets les plus simples peuvent parfois nous combler, autant si ce n’est plus, que des plats savamment élaborés qui ont requis des gestes techniques complexes et des heures de préparation… Sans doute, vous arrive-t-il de recevoir du monde après une journée de travail bien remplie et l’enchaînement qui s’ensuit : courir chercher les enfants chez mamie, à l’école ou à la garderie, rentrer chez vous à 19h15, recevoir un coup de fil de votre mari qui est coincé au boulot et ne vous sera donc d’aucun secours alors que vous comptiez tellement sur son aide…

Hier, j’ai eu envie de faire une petite recette toute bête pour le dîner. La vision d’une courgette farcie a tout de suite assailli mon esprit. A croire que tout ce qui provient de la famille des courges évoque forcément une forme de stupidité… Quelle courge ! dit-on d’une personne dont la bêtise ou la niaiserie nous horripile ! Mais pourquoi donc un tel a priori sur un légume qui réunit tant de qualités nutritionnelles et gustatives ? D’après le dictionnaire gourmand de Marie-Hélène Baylac, une sorte de bible culinaire que mon amie Sandrine m’a récemment offerte, pensant à juste titre qu’un tel ouvrage pourrait m’être précieux pour la rédaction des articles de mon blog, (loin d’être courge, la fille !), les courges ont très longtemps été classées dans les légumes populaires sans grand intérêt gastronomique.

Je suis une grande malade de salade. Si je m’écoutais, je pense que je me nourrirais exclusivement de scarole, mâche, roquette, mesclun, laitue, batavia, pousses d’épinard etc… Sans vous raconter de salades, j’adore ça, vraiment ! Allez savoir pourquoi ? C’est un truc féminin, sans doute. Les hommes mangent de la viande, les filles de la salade, c’est bien connu. Parce que nous les nanas, nous sommes civilisées et ultra-délicates, les millions d’année nous séparant de l’ère préhistorique nous ayant permis d’affûter notre conscience de la nature et notre sens inné de l’équilibre nutritionnel. L’homme, quant à lui, a vraisemblablement conservé l’instinct carnivore de son ancêtre Cromagnon.

Aujourd’hui, pas envie, mais vraiment aucune envie de vous mettre aux fourneaux. C’est comme ça, il y a des jours, où on aimerait avoir recruté Mary Poppins ou mieux encore être dotée des pouvoirs de Samantha, notre sorcière bien-aimée, pour qu’en un claquement de doigt ou un plissement de narine la maison soit rangée, le linge repassé, les enfants baignés et de leur pyjama vêtus, la table joliment dressée et le dîner fin prêt. Malheureusement, la magie ne volera jamais à votre secours ! Par contre, cette recette de clafoutis de courgettes peut vraiment vous être utile en cas de crise de flemmardise aiguë…

Vite encore une recette d’asperges avant que la saison ne s’achève ! J’ai imaginé cette fois les associer avec la fraise. Pour qui douterait que ces deux-là puissent convoler en juste noces, croyez-en mes papilles, le mariage est parfait !  Si vous êtes toujours sceptique et ne faites pas une confiance aveugle en mon palais (pourtant très affûté), sachez que cette idée ne m’est pas venue toute seule. Un chef étoilé, auquel j’ai demandé un jour comment il imaginait les associations de saveurs, m’a confié un de ses secrets…

Voilà une tarte salée qui change des sempiternelles quiches avec leurs appareils à la crème et aux œufs, qui ont, du point de vue de mes papilles, ont tendance à diluer leurs saveurs. Je ne sais par pour vous, mais pour ma part, le goût qui l’emporte, est très similaire d’une quiche à l’autre. Donc qu’elle soit lorraine, aux poireaux, au saumon, au thon ou à je-ne-sais-quel-autre ingrédient, une quiche reste une quiche ! Pour sortir des sentiers battus et éviter de sombrer dans une certaine monotonie gustative, le moyen le plus sûr et le plus radical est à coup sûr d’oublier la crème et les œufs…

Quand j’aime un produit, je ne me lasse pas de m’en délecter encore et encore au point même de friser le comportement obsessionnel. J’ai eu une période carottes râpées dans ma prime jeunesse. C’était mon péché mignon, allez savoir pourquoi ! L’étudiante fauchée que j’étais avait certainement du lire ou entendre que la carotte avait quelque vertu bénéfique pour la santé ou donnait une mine éclatante. Et comme, j’avais alors une aversion pour les pâtes, je me suis rabattue sur un substitut, qui ma foi, répondait de manière équivalente à tous les critères du plat fétiche de l’étudiant : vite fait, bien fait et surtout très très bon marché ! 

L’arrivée des asperges procure chaque année une joie intense à la gourmande que je suis. Je ne sais pas pourquoi j’affectionne autant ces tiges, contre lesquelles je ne peux pas m’empêcher de pester quand il s’agit de les éplucher. Sans doute, leur présence très éphémère – 3 mois tout au plus- sur le calendrier des fruits et légumes les rend-elles plus convoitables encore… Quoiqu’il en soit, dès que la saison commence, je m’enquiers de toutes les manières dont je pourrai m’en délecter. La version la plus courante, cuite à l’eau ou à la vapeur servie avec une bonne vinaigrette, une mayonnaise ou une sauce blanche sera forcément au menu. 

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