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Recette

Ce dimanche matin peine à sortir de la grisaille… Notre perspective de sortie familiale tombe à l’eau et je me trouve perplexe devant le réfrigérateur. Que vais-je donc bien pouvoir préparer pour le déjeuner ? Pas grand chose dans le frigo… Un poulet, du persil, quelques carottes… Quand je suis à court d’idées culinaires, l’envie d’un bon tagine vient souvent titiller mon esprit. Sans doute parce que j’ai toujours sous la main, les épices orientales qui ont le don de sublimer les aliments les plus ordinaires…Et que ma part marocaine a manifestement besoin de s’exprimer. 

Atypique, énergique, impressionnante, affairée, imaginative, volontaire, insatiable, étonnante, insaisissable, talentueuse, remarquable… Michelle Schneider est de ces êtres dont on perçoit d’emblée la richesse et la complexité. Impossible de brosser son portrait en quelques lignes et je sais bien que déployer tout mon arsenal d’adjectifs n’y suffira pas. D’avance, pardonnez-moi, Michelle, de vous confiner à l’exiguïté d’une page de blog, vous qui semblez repousser toujours plus loin les limites et refusez d’entrer dans une case.

Idéal avec le café ou le thé, à l’heure du goûter mais aussi en complément d’un dessert simple comme une crème brûlée, une panacotta ou une mousse au chocolat, le petit cake est une gourmandise qui fait toujours plaisir. Je remplis souvent mes boîtes en métal de ces bouchées individuelles que je parfume au gré des envies du moment. Là, je voulais un gâteau miniature aux saveurs orientales pour accompagner ma panacotta aux agrumes et aux dattes. J’ai donc ajouté à ma recette habituelle des amandes, de la cannelle et de la fleur d’oranger. Un pur délice, très simple à réaliser, qui a ravi mes convives ! 

Dessert exquis de gourmandise, d’une grande douceur, la panacotta est de ces spécialités qui font quasiment l’unanimité. On aime sa texture crémeuse qui ravit le palais et son bon goût de lait vanillé qui procure d’emblée un plaisir inouï. Un bonheur simple et régressif à la portée de tous les cuisiniers en herbe. Pour le réaliser, il faut de la crème (aussi du lait pour une version un peu plus légère), de la vanille en gousse, du sucre et de la gélatine. C’est tout ! 

Les beaux jours arrivent précocement cette année, et avec les premiers rayons qui invitent à abandonner écharpes et manteaux au placard, on a presque envie d’y remiser aussi les légumes qui ont garni nos assiettes tout l’hiver… Adieu très chers potirons et potimarrons qui avez offert votre chair douce et suave à mes soupes, gratins et potages. Adieu panais, carottes et navets qui avez égayé mes rôtis et cocottes. Au revoir, topinambours, céleris, poireaux et patates, vous m’avez bien régalée vous aussi.  Oui, vos saveurs exquises, mes papilles, épatâtes.

Avant de rencontrer Isabelle Iseli Hausser, j’avais beaucoup entendu parler de son Café à la Campagne. Toujours dans des termes très flatteurs ! L’engouement suscité par cette adresse située à Mundolsheim était un motif de curiosité suffisant pour brûler de m’y attabler. Et quelle bien jolie découverte. J’ai d’emblée compris en poussant la porte de cet endroit plein de charme la frénésie de compliments qui avait déferlé jusqu’à mon oreille. Pour commencer, ce restaurant ne ressemble à aucun autre. On n’a d’ailleurs pas le sentiment d’être vraiment au restaurant.

Elle, cette jolie brunette aux yeux noisettes et à la bouche gourmande, c’est ma sœur. Sofia, brillante étudiante en droit, est comme la majorité des étudiantes – comment dire ? – pas vraiment copine avec le manche de la casserole. Mais quand elle s’y colle, elle n’en fait pas moins des étincelles. Et c’est surtout en pâtisserie qu’elle excelle ! Elle se lance généreusement dans l’aventure, sans compter ni les calories, ni le temps passé ! Je l’ai déjà vue s’acharner sur une recette de cookies toute une après-midi, jusqu’à trouver le bon dosage, la cuisson parfaite, le temps de repos adéquat de la pâte etc…

Ne les trouvez-vous pas irrésistibles, ces douceurs surmontées d’un joli tourbillon blanc ? Sans leur chapeau, ces pâtisseries laisseraient presque indifférent le plus gourmet des gourmands. Mais avec leur couvre-tête, elles font tourner toutes les têtes. C’est la magie du cupcake qui transforme un modèle de rusticité et de simplicité (le cake) en bijou de raffinement… Rien de plus simple pour jouer les fées du topping et épater vos convives ou émerveiller vos bambins !

Voici une recette toute simple pour égayer vos soirées hivernales d’un plat coloré, savoureux et convivial : le potimarron farci aux champignons. Si chez nous, les enfants boudent un peu les champignons (il faut dire qu’ils sont encore un peu petits pour apprécier), ils se régalent de la chair veloutée et suave de ce joli cucurbitacée. Quant à nous les parents, nous ne boudons rien et surtout pas notre plaisir. Accompagné d’une bonne salade, ce plat fait un dîner parfait, délicieux et sans doute fort bien équilibré sur le plan nutritionnel. 

Mon père m’a offert dans les années 80, un magnifique et très sérieux livre de pâtisserie qui contenait des desserts cultes dont la tarte au fromage blanc. Je me souviens de ce bouquin et plus précisément de cette recette, car le titre était, du goût de la jeune adolescente que j’étais, aussi alléchant que tendancieux, du genre « Le dessert qui fera de vous une fille bonne à marier »…
En quoi, cette pâtisserie plus qu’une autre, mettrait un homme aux pieds de celle qui la maîtrise ? Allez savoir ! En tout cas, j’espère bien qu’en 2014, les critères masculins ont quelque peu évolué et qu’on nous épouse moins pour nos talents de ménagère que pour notre personnalité et nos valeurs intrinsèques…

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