L’Autriche est une contrée fabuleuse, qui outre la beauté insolente de ses paysages et la richesse de son patrimoine architectural et culturel, recèle des trésors insoupçonnés. Ce n’est pas forcément le versant le plus réputé de ce pays montagneux, mais la gastronomie constitue à elle seule un motif de déplacement. En tout cas, pour tous ceux qui comme moi, ont la gourmandise chevillée aux papilles et la faim cramponnée à l’estomac, les plaisirs de la table n’ont rien d’accessoire et font nécessairement partie de la découverte !

J’ai eu la chance de participer à un voyage de presse organisé par l’office du tourisme d’Autriche sur le thème « La Route romantique, des rives du Danube aux splendeurs de Salzbourg » du 22 au 26 mai.

Voilà une tarte salée qui change des sempiternelles quiches avec leurs appareils à la crème et aux œufs, qui ont, du point de vue de mes papilles, ont tendance à diluer leurs saveurs. Je ne sais par pour vous, mais pour ma part, le goût qui l’emporte, est très similaire d’une quiche à l’autre. Donc qu’elle soit lorraine, aux poireaux, au saumon, au thon ou à je-ne-sais-quel-autre ingrédient, une quiche reste une quiche ! Pour sortir des sentiers battus et éviter de sombrer dans une certaine monotonie gustative, le moyen le plus sûr et le plus radical est à coup sûr d’oublier la crème et les œufs…

C’est un appel à candidatures pour participer au casting de Chefs à bord, une émission culinaire diffusée sur Alsace 20 (Sorte de Masterchef local organisée avec la complicité des chefs d’Etoiles d’Alsace), qui m’a inspiré la recette de ce dessert. Le sujet de la sélection : le millefeuille parfait !
A l’énonciation du thème, l’association fraise-rhubarbe m’est tout de suite venue à l’esprit, saison oblige. La rhubarbe conservant pas mal d’acidité, même après cuisson avec du sucre, j’ai d’emblée écarté l’utilisation d’une pâte feuilletée (par fainéantise aussi je dois l’avouer car la confection de cette pâte est tout de même très contraignante avec ses multiples temps de pause au réfrigérateur). 

Quand j’aime un produit, je ne me lasse pas de m’en délecter encore et encore au point même de friser le comportement obsessionnel. J’ai eu une période carottes râpées dans ma prime jeunesse. C’était mon péché mignon, allez savoir pourquoi ! L’étudiante fauchée que j’étais avait certainement du lire ou entendre que la carotte avait quelque vertu bénéfique pour la santé ou donnait une mine éclatante. Et comme, j’avais alors une aversion pour les pâtes, je me suis rabattue sur un substitut, qui ma foi, répondait de manière équivalente à tous les critères du plat fétiche de l’étudiant : vite fait, bien fait et surtout très très bon marché ! 

Quand je suis invitée chez des amis, j’adore venir avec une attention gourmande faite maison. J’offre en général une des boîtes en métal que je collectionne, remplie de financiers, petits cakes, sablés ou autre gourmandise idéale pour finir le dîner sur une petite douceur. Une fois le contenu éphémère dévoré, mon hôte garde ainsi un joli souvenir dont il pourra faire bon usage. Conviée chez des amis samedi soir, je me suis lancée dans la confection de tuiles à la pistache. La recette provient du livre Sensations de Philippe Conticini, sans doute l’un des plus grands virtuoses de la pâtisserie contemporaine…

J’ai passé le cap des 40 ans il y a quelques semaines… Et en toute franchise, la pilule a été un peu difficile à avaler. J’étais une trentenaire épanouie, en pleine force de l’âge, avec la vie devant moi pour me réinventer toutes les vies dont j’avais envie. Et patatras ! J’ai basculé… Me voilà dans le camp des quadragénaires. Quadragénaire !!! Le terme me file le bourdon… J’y entends “dégénère”, j’y vois la fin définitive et irrévocable d’un temps béni, le glas d’une jeunesse à jamais ensevelie. Maintenant que j’y suis, je comprends mieux pourquoi les quadragénaires se sont inventés un petit surnom sympa. Quadra c’est tout de suite moins plombant, c’est joyeux, tout-à-fait pimpant !

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