Dès que doudounes, écharpes, gants et bonnets deviennent la panoplie indispensable pour mettre le nez dehors, la soupe prend chez nous, ses quartiers d’hiver et à tendance à s’inviter à nombre de nos dîners. L’avantage est qu’elle n’est pas hôte difficile : elle se satisfait d’un minimum d’attention, n’exige pas qu’on dépense pour elle des mille et des cents, s’accommode de toutes sortes de compagnies, s’épanouit dans la rusticité la plus simple comme dans le plus grand raffinement et n’est pas genre à monopoliser outre-mesure notre temps. Une convive idéale dont la chaleureuse et délicieuse compagnie nous réjouit toute la...